Vendredi 15 février 2008
arbre1.jpgLa variabilité du rythme cardiaque peut être chaotique ou cohérente (voir le livre ‘Guérir’ de David Servan-Schreiber pour plus d'informations).
 






Quand il y a cohérence régulière :
     -  le cœur et le cerveau ont le même rythme
-   on contrôle mieux les systèmes sympathique et parasympathique,
     -   on s’éloigne de l’anxiété et de l’état dépressif.
     -   meilleure gestion du stress
 -  apaisement
 
Il existe différentes techniques permettant d’atteindre cet état de cohérence cardiaque.
En voici une, simple et efficace, issue de la méthodologie sophrologique.

1. En position assise,
-   fermez les yeux,
-   trouvez une position confortable (de préférence sur une chaise afin d’avoir un meilleur positionnement de la colonne vertébrale,
-    centrez-vous sur le présent, oubliez l’objectif de l’exercice et surtout ne faites pas d’effort,
-   observez votre respiration,
-   ralentissez-là un peu (sans forcer !)
-   le rythme respiratoire se rapprochera de celui-ci: 3 ou 4 secondes à l’inspire et 3 ou 4 secondes à l’expir (ne forcer jamais votre souffle à atteindre ce rythme)
 
2. Puis, évoquez à chaque expiration le mot ‘sérénité’. Il peut être remplacé par un autre mot bien sûr.
- n’essayez pas de faire coïncider la durée de l’expire avec l’évocation du mot ; si le mot se termine avant la fin de l’expir, continuez de laisser l’air sortir doucement,
- poursuivez ainsi durant 5 minutes au moins en restant centré sur l’instant présent : il n’y a que lui qui compte ! ; laissez de coté le résultat, n’y pensez même pas !
- laissez mourir chaque expiration doucement, naturellement ;
- laissez les inspirations se faire à partir du ventre.
 
3. Ouvrez doucement les yeux. Appréciez les sensations, les sentiments présents. Etirez-vous si nécessaire. 
Ou bien massez doucement votre visage. 
Et reprenez vos activités.
 
En fin de journée, l’exercice peut être réalisé en position allongée. 

                                                 Bon exercice!

Vous trouverez d'autres exercices dans mon ouvrage: '35 plages de sophrologie' aux Editions Dangles
Lien Amazon:
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par Thierry Loussouarn publié dans : Sophrologie
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Mercredi 30 janvier 2008

La Thérapie par les Mouvements Oculaires est une méthode qui active notre système interne de traitement de l'information.

Pour un traumatisme ou un événement douloureux, l'information en question, c'est:
- ce que la personne a vu; les images qui lui restent en mémoire mais aussi celles qui peuvent être retrouvées durant la séance et qui, parfois, ont été oubliées ou refoulées
- ce qu'elle a entendu
- ce qu'elle a senti dans son corps
- ce qu'elle a ressenti émotionnellement
- ce qu'elle a pu se dire intérieurement (les cognitions)

Tant que ces éléments-là n'ont pas été désactivés ou réorganisés, le souvenir demeure ancré dans le cerveau et affecte la personne dans son quotidien.

C'est pour cette raison que la Thérapie par les Mouvements Oculaires est plus considérée comme une neurothérapie qu'une psychothérapie.

par Thierry Loussouarn publié dans : Mouvements Oculaires
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Lundi 14 janvier 2008

federation francaise de sophrologieL'annuaire de la Fédération Française De Sophrologie (FFDS) 2008 vient d'être mis à jour.

Vous y retrouverez les coordonnées des sophrologues membres titulaires de cette fédération.

Pour y accéder, cliquez sur le lien suivant:
http://www.federation-sophrologie.org/annuaire.htm
puis, choisissez votre département.
  



"La sophrologie est une méthode de développement personnel et de relâchement qui, en stimulant nos ressources, favorise notre épanouissement."

 

 

par Thierry Loussouarn publié dans : Sophrologie
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Mardi 8 janvier 2008
Fond4-1-.jpgwww.federation-sophrologie.org












 
Les 10èmes RENCONTRES 
de la Fédération Française de Sophrologie
Les 22-23 et 24 mars, du samedi au lundi de Pâques
Samedi 22: co-vision
Assemblée Générale de la FFDS : le samedi 22 à 17H30
Dimanche 23 : avec Anne-Marie Soupizon (matin)
et Martine Massacrier (après-midi)
Lundi 24: avec Sophie Rabito et Dominique-Marie Périnet
 
 
Lieu : Salon de Provence
  
Coût du stage : 120 euros pour 1, 2 ou 3 journées (la journée de co-vision est gratuite)
  
Horaires 1ère journée (22 mars): 9H30 – 12H30 et 14H15 17H00
Assemblée Générale de la FFDS (22 mars) : 17H30 19H30
 
Horaires 2ème journée (23 mars) : 9H15 – 12H30 et 14H30 – 18H00
 
Horaires 3ème journée (24 mars) : 9H15 – 12H30 et 14H00 – 16H30
 
 
Programme 1ère journée
Co-vision avec Dominique-Marie Périnet et Thierry Loussouarn, sophrologues
 
- Présentation des demandes des participants
- Analyse de notre pratique professionnelle : alliance et transfert, questions/réponses…
- Présentation et études de cas
- Révision des protocoles
- Réflexions autour du métier de sophrologue
Pour mieux travailler durant cette journée, pensez à préparer vos questions, vos études de cas…
 
 
Programme 2ème journée
Matin :Transmission des entraînements de sophrologie dans le cadre d’un groupe avec Anne-Marie Soupizon, sophrologue
-                      Ce qui est commun a tous.
-                      Ce qui est particulier a chacun.
-                      Comment le travail par thèmes proposés puis par thèmes choisis par les participants permet une appropriation rapide et durable des outils sophrologiques.
-                      Différences entre thèmes liés à la sophrologie et les thèmes liés aux expériences de la vie humaine
-                      -Comment élaborer des séances qui répondent aux préoccupations communes des participants
 
Réflexions sur les spécificités de cette pratique
- Comment le choix d’une progression des thèmes mobilise les participants
- Proposition d’élaborer ensemble des fiches suivant les étapes qui rythment notre vie dans notre quotidienneté.
 
Séances pratiques
-                      Les changements
-                      Les apprentissages
-                      Le regard des autres
 
Echanges sur les apports d’autres formations et la sophrologie.
 
Programme 2ème journée
Après-midi : le pervers narcissique avec Martine Massacrier, sophrologue
 
 
1) Profil du pervers narcissique
Inutile de chercher chez cet individu le prototype du pervers (traditionnellement sexuel) : air hypocrite, voire vicieux, regard en biais et odeur de vice aux alentours. Le pervers narcissique est irréprochable, séduisant et attirant, souvent admiré pour le dévouement et l'amour qu'il porte à un proche "ingrat"  qui ne le mérite pas.
Narcissisme = séduction ; Pervers = destruction. Qui est ce "pervers" narcissique qui allie les deux ? Un individu socialement apprécié, au fort charisme, qui sait se faire aimer. Une belle façade qui cache parfois un individu qui se livre à ce qu'on peut appeler un véritable "meurtre psychique" sur une victime désignée...
 
2) Les outils du pervers narcissique :  

Essentiellement la communication. Une communication bien particulière qui vise à disqualifier l'autre aux yeux de l'entourage mais également à ses propres yeux.

Injonction paradoxale, sous entendu, humour, calomnie, mise à jour publique des "côtés intimes», disqualification de tout ce que la victime cherche à communiquer, à exprimer… Tout est bon pour "casser" l'estime de soi de la victime.
Voir également comment cette communication est répandue. "Mise au placard" professionnelle, éducation des enfants sont loin d'être exempts de ce genre de méthodes! Preuve de leur efficacité probablement !
 
3) Les effets (chez le conjoint du pervers):
Souvent le motif de consultation est la dépression. Deux formes se présentent : Dans la première, le sujet  se méprise, culpabilise de faire souffrir le pervers présenté comme victime "qui fait tellement pour lui (elle)" .Dévouement dont la victime se sent indigne,  dette impossible à rembourser, forte idéalisation... Aucun lien n'est fait. Ce sont les cas les + difficiles où le risque est de voir de partir le patient dès qu'on ose s'attaquer à cet "Etre suprême" sans qui ils ne sont rien.
Dans la deuxième forme, la victime a compris, mais elle se sent piégée, elle a peur de quelqu'un dont elle sait qu'il est prêt à tout pour la détruire.
 
4) La reconstruction :
Toujours difficile, elle dépend de la capacité de la personne à rebondir. A nous de ne pas sous-estimer l'ennemi. Il faut savoir que cet être charmant au moment où il sent qu'il perd son emprise va dévoiler qui il est vraiment. Le terrain est prêt : la victime disqualifiée aux yeux de l'entourage passera pour un ignoble individu qui abandonne son sauveur. Mieux vaut prévoir de changer d'entourage... Parfois même les proches parents se retournent contre elle. En privé c'est le harcèlement, les menaces, etc.
 
 
  
 
Programme 3ème journée : Atelier mincir autrement
Avec Sophie Rabito et Dominique Marie Périnet, sophrologues
 
Atelier à proposer à toutes les personnes qui veulent retrouver leur ligne ou maintenir leur poids de forme sans faire de régime restrictif. A suivre pour soi-même ou à proposer à sa clientèle.
Les médias s’intéressent enfin aux index glycémiques. Il sera bientôt demandé à l’industrie agro alimentaire de mentionner l’IG des aliments mis en vente sur le marché.
Pour tous ceux et celles qui ont des difficultés à garder leur poids de forme et qui ont tout essayé, il est maintenant reconnu qu’il ne s’agit plus de compter les calories ou de dissocier les aliments mais de mieux regarder les étiquettes et de manger enfin à sa faim sans culpabilité. Les règles sont simples à appliquer. Encore faut-il les connaître.
 
Sujets abordés pendant cette journée de stage.
-                      Les croyances limitantes qui empêchent de mincir.
-                      La satisfaction des besoins et la confusion des besoins.
-                      L’index glycémique : de quoi s’agit –t-il ? Comment intégrer ces données dans notre façon de nous alimenter ? 
-                      Le panier type pour maigrir et rester en bonne santé
-                      Des menus pour faciliter la mise en place de ce programme.
-                      Trucs et astuces
-                      Retrouver le plaisir de manger. Oublier les calories. Adopter les bons réflexes à vie.
-                      La sophrologie pour accéder plus facilement à ce changement.
 
 
STAGE SEJOUR ETE
 DU 3 au 6 juillet 2008
 
Sophrologie et Musicothérapie s'accordent pour une expérience unique...
 
Approche ludique et structurante sur l'expérience de la détente, la richesse de l'espace sonore et l'accès au monde du ressenti et des émotions à travers la relaxation et la voix parlée et chantée.
 
Ce stage se déroule dans un site magnifique dans les Hautes Alpes aux Portes du Parc National des Ecrins, avec un hébergement en gite.
 
Pour qui ?  Tout public +  personnes souffrant de pathologies ORL, comme l'acouphène ou l'hyperacousie.
 
Envoi de brochures sur simple demande avec tarifs et programme détaillé. Site : http://www.sophrologie-acouphene.com/stage-sophrologie.php
par Thierry Loussouarn publié dans : Sophrologie
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Dimanche 23 décembre 2007

Image.JPGEn position debout, les pieds sont écartés (largeur du bassin)...
Les yeux se ferment...
Nous prenons conscience de nos points d'appui, au niveau des pieds...
Nous prenons conscience de la forme de notre corps dans cette position debout...
Nous prenons conscience de notre respiration...
Nous laissons se relâcher le visage, les mâchoires, la langue...
Nous laissons se relâcher les épaules, les bras, les mains...
Nous laissons se relâcher le ventre et la région des reins...

Notre respiration se ralentit...
Nous plaçons nos mains à la hauteur du bas-ventre et nous accrochons les pouces l'un à l'autre, paumes tournées vers le ventre...
Expiration...
Phase d'étirement n° 1: En inspirant, nous soulevons les bras afin de les allonger vers le ciel, dans l'axe de la tête...
Nous 'tirons
' les mains vers le ciel tout en rentrant le menton et en rentrant le ventre afin de diminuer la cambrure lombaire.
Nous respirons 3 fois, lentement et sans forcer...
Les bras redescendent sur une expiration et viennent se relâcher de part et d'autre du corps.
Nous laissons se relaxer tous les muscles qui viennent d'être sollicités. Mais surtout, nous prenons conscience de toutes les sensations créées par cet exercice, les plus fortes comme les plus fines...
Nous nous asseyons et pendant quelques instants nous observons le mouvement tranquille  de notre respiration.

En position allongée (à plat dos), nous réalisons le même exercice.
Les jambes jointes, nous accrochons les pouces l'un à l'autre à la hauteur du ventre.
Le menton est légèrement rentré. 
Les talons sont étirés vers l'avant afin d'allonger les muscles postérieurs des jambes.
Expiration...
Sur l'inspiration, nous soulevons les bras afin de les porter derrière la tête.
Phase d'étirement n° 2: nous tirons doucement les bras vers l'arrière, menton toujours rentré pour effacer la cambrure de la nuque. 
Tout en respirant, nous effaçons la cambrure des reins en relâchant le ventre.
3 à 6 respirations en gardant le visage bien détendu.
Nous ramenons les bras sur une expiration...
Nous les laissons se détendre de chaque coté du corps. Les jambes s'abandonnent...
Nous laissons venir un grand soupir ou un grand bâillement...
A chaque expiration, le corps se relaxe un peu plus...

Quand nous en ressentons le besoin, nous laissons notre corps retrouver le mouvement et s'étirer le plus spontanément possible avant de reprendre nos activités.
Conseils: si la région des reins demeure trop cambrée durant la phase d'étirement de l'exercice à plat dos, il possible de glisser une couverture sous les genoux.
par Thierry Loussouarn publié dans : Yoga
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Samedi 15 décembre 2007
41-2BaH-2B7c7OL.-AA240--1-.jpg1. S'asseoir confortablement
2. Fermer doucement les yeux
3. Laisser le corps s'immobiliser
4. Percevoir les points de contact avec:
- le sol
- la chaise
5. Observer le mouvement naturel de la respiration
6. Localiser la respiration au niveau du ventre
7. Ralentir doucement les expirations et les inspirations en cherchant à égaliser ces 2 phases respiratoires
8. Rester concentré sur les mouvements perçus au niveau du ventre
9. Quand une pensée surgit, en prendre conscience mais ramener doucement l'attention vers le ventre.
10. Continuer ainsi durant 5 minutes
11. Respirer plus amplement. S'étirer. Ouvrir les yeux avec plaisir.
12. Retrouver  les activités habituelles imprégné du positif apporté par la séance.

par Thierry Loussouarn publié dans : Sophrologie
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Jeudi 6 décembre 2007
eau-012-1-.jpgEn position debout, les pieds à l’écartement du bassin, on entrelace les mains derrière le dos, paumes face à face mais non jointes.
Expiration... 
Inspiration lente... 
Sur l’expir, on se penche vers l’avant en pliant suffisamment les genoux pour éviter la sensation de ‘cassure’ au niveau lombaire et en gardant le dos plat aussi longtemps que possible.
On laisse pendre la tête vers le sol en relâchant pour cela la nuque le plus profondément possible. 
On cherche également à tirer les bras vers l'avant, ce qui creuse un peu plus la région des omoplates. 
On laisse le dos se relaxer ce qui signifie que l’on abandonne le poids du buste à la pesanteur.
3 à 6 respirations profondes dans cette position en laissant naturellement le souffle s’adapter à la posture. 
Observer où la respiration se localise et ce qu’elle apporte.
Se relever sur une inspiration en veillant à laisser la nuque toujours détendue, ce qui veut dire que plus on se redresse, plus le menton se rapproche du sternum. 
On ne repositionne la tête à la verticale (doucement!) que lorsque le dos est droit.
Relâchement des bras et respirations libres ou profondes...
 
Cette posture est intéressante pour l’assouplissement de toute la musculature postérieure du corps (arrière des jambes et dos notamment). 
Elle produit bien sûr de nombreuses sensations dans ces régions du corps. 
Elle est dynamisante.
Contre-indications: problèmes lombaires importants, digestion.
par Thierry Loussouarn publié dans : Yoga
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Mercredi 5 décembre 2007
001499-1-.jpgPrésentation de la séance de sophrologie

La sophronisation de base est en fait une relaxation physique et mentale. 
Celle-ci dure environ 13 minutes. Elle n'est qu'un extrait puisqu'il manque la dernière phase de reprise musculaire: respirations profondes, étirements...
Mais cet extrait permet de se relaxer profondément, de se libérer du stress. 

Pensez à la fin de la séquence à bien vous étirer avant de reprendre vos activités habituelles.
Ne faites pas d'effort. Contentez-vous d'écouter et de suivre attentivement les indications. 
Au fil de vos entraînements vous parviendrez à vous détendre de plus en plus profondément. 

Si vous désirez aller plus loin dans cette approche sophrologique, il vous faut alors contacter un professionnel qui saura vous guider plus précisément dans ce parcours. Ces séances peuvent vécues en groupe ou en entretien individuel. 
Pour cela, contactez la Fédération Française De Sophrologie (FFDS): www.federation-sophrologie.org
 
Lien pour écouter le fichier audio:
par Thierry Loussouarn publié dans : Sophrologie
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Dimanche 25 novembre 2007
therapeute.jpgCertains patients ont parfois le sentiment qu’on leur demande quelque chose, que l’on attend quelque chose d’eux. En fait, ils doivent comprendre et sentir que la thérapie, c’est quelque chose qu’on leur permet et qu’ils se permettent.
- Le thérapeute leur permet de se laisser aller physiquement (relâchement en position allongée)
- Il leur permet de parler.
- Il leur permet de laisser leurs émotions s’exprimer.
- Il leur permet de laisser des souvenirs, parfois très douloureux, remonter à la surface.
- Il leur permet de dire les choses les plus difficiles sans juger ni les propos ni la personne.
Bien qu’il soit permis au patient de tout exprimer - à l’intérieur du cadre fixé par le thérapeute - sa tête va contrôler, juger, retenir, empêcher certaines choses de voir le jour. On est alors confronté à une forme de répression que l’on appelle aussi résistance.
Ce qui veut dire qu’une partie du travail sophro-analytique consiste:
- à voir, reconnaître ces répressions, ces résistances
- à les accepter
- à pouvoir en parler
Ces trois étapes sont essentielles et doivent être bien comprises par le thérapeute et par le patient.
C’est pour cela que la position allongée est toujours préconisée. Le patient s’abandonne, se relâche, se libère plus facilement que dans la position assise moins découvrante.
D’autre part, le patient doit retrouver une spontanéité, comparable à celle du petit enfant, c’est à dire une liberté d’expression à propos de ce qu’il ressent, de ce qu’il vit, y compris ses sentiments vis à vis du thérapeute. Pour cela, il s’appuie sur son corps (ce qu’il sent), sur ses émotions (ce qu’il ressent). 
Car ce sont bien ses états internes (sensations, émotions, sentiments) qui vont lui permettre de remonter dans le temps et de retrouver, de revivre, des souvenirs traumatiques ou significatifs. Et dans cette succession de souvenirs, il faut laisser faire, laisser venir, laisser s’exprimer, abandonner les contrôles, les répressions, les résistances, donc lâcher la tête, le mental.
Contrôles, résistances, répressions, résistances nécessitent beaucoup d’énergie pour maintenir hors de notre conscience - dans notre inconscient - les souvenirs, les pulsions, les émotions. Cette énergie doit au contraire être investie dans l’expression. Et pour certains, la 1ère étape sera d’accepter ces contrôles, ces résistances, d’accepter les tensions musculaires qui empêchent ou entravent le lâcher prise, accepter l’état négatif dans lequel peut s’installer le patient en cours de thérapie ou en arrivant à l’entretien. Car si le patient se tend à cause de la présence d’une tension ou parce qu’il sent qu’il est négatif, il augmente le conflit, il renforce ses résistances.
 
Pour cela le sophro-analyste doit créer un climat de confiance. Grâce à ce climat, le patient arrive lui-même confiant à l’entretien et se sent capable de dire les choses. S’il arrive confiant, il arrive détendu. État d’esprit et état du corps qui faciliteront le relâchement, la remontée des souvenirs, l’expression verbale et émotionnelle et qui aboutiront à des prises de conscience puis des changements.
par Thierry Loussouarn publié dans : Sophro-analyse
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Jeudi 22 novembre 2007
3184541-1-.jpgLa thérapie par les Mouvements oculaires est une méthode qui se révèle très efficace pour parvenir à faire le deuil d’un être cher.
Je me souviens d’une personne devenue agressive au fil des ans suite au décès de son mari : reproches aux enfants…
Elle revoyait sans cesse des images de la nuit où son mari est tombé malade. Elle se souvenait du bruit de sa respiration et des pensées négatives qui lui traversaient l’esprit.
Elle se sentait, 4 ans plus tard, coupable de ce qui lui était arrivé, coupable notamment de ne pas avoir prévenu le SAMU plus tôt (ce qui d’ailleurs n’aurait rien changé d’après les médecins). 

Séance de M.O
En repensant à cette période, sa peur est intense, à 9 sur une échelle de 0 à 10. 
Elle a une boule dans sa gorge. 
Elle aimerait pouvoir se dire: “J’ai fait ce que j’ai pu.” (Affirmation positive)
Je la reconnecte avec le trauma avec une phrase appropriée.
Je commence les M.O. 
Elle revoit des scènes qu’elle avait oubliées. Des scènes de la nuit où il s’est senti mal ou des jours qui ont suivi l’hospitalisation...
Puis, peu à peu, elle revoit des scènes positives avec son mari quand celui-ci était en bonne santé.
Au fil des séries de M.O, elle se sent libérée. 
Puis, spontanément, elle en vient à se projeter dans le futur avec tout ce qu’elle va pouvoir vivre avec ses enfants, ses petits enfants, son jardinage...
Quand elle évoque la phrase “J’ai fait ce que j’ai pu”, elle semble entendre son mari lui dire “je te pardonne”.
Quelques jours plus tard, elle se sent bien, libérée et peut se tourner vers le futur avec joie.
 
On voit que cette personne est passée de la colère (= 2ème étape du deuil) à l’acceptation (= 5ème et dernière étape du deuil).
Ce que le temps (les 4 années) n’a pu réaliser, une seule séance de Mouvements oculaires l’a fait.
Elle a réussi à passer de la pensée négative “Il va mourir dans mes mains” à l’affirmation positive “J’ai fait ce que j’ai pu.”
Elle est passée d’un regard tourné exclusivement vers le passé à un regard tourné vers le futur (ses petits enfants).
Elle est passée d’un fort sentiment de peur à un sentiment de libération.
Elle est passée de scènes douloureuses avec son mari (celui-ci souffre) à des scènes positives quand il se portait bien.

La partie pratique n’a en fait duré que 30 minutes. 

Les Mouvements oculaires ne se contentent pas de désactiver les aspects négatifs d’un vécu mais ils retraitent toute l’information, c’est à dire ce que l’on a vu, entendu, senti, ressenti, les émotions, les pensées, etc. 

Cette méthode est souvent associée en fin de séance à une technique de sophrologie, la futurisation, qui permet au patient d’ancrer tout le positif développé par la séance de Mouvements Oculaires.
par Thierry Loussouarn publié dans : Mouvements Oculaires
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