Samedi 2 août 2008

Le yoga a influencé le créateur de la sophrologie plus que toute autre méthode. A tel point qu’un indou avait déclaré que la sophrologie était le yoga occidental.

Pour les débutants, cette séance courte devra être vécue en faisant attention à certains points importants :

-         ne jamais forcer. Le yoga n’est pas de la gymnastique. Le vécu importe plus que toute idée de performance. C’est bien dans l’instant présent que tout se passe. Il n’y a pas de projection dans le futur ni d’idéal à atteindre. Le mot ‘doucement’ est ici presque un mantra

-         La conscience. Il est important d’être conscient de ce qui se passe notamment corporellement. Quand une posture ne peut être qu’ébauchée, l’attention que l’on porte à sa réalisation et aux sensations qu’elle crée est plus importante que le fait de parvenir à la conduire jusqu’au bout.

-         S’adapter. Comme en sophrologie, l’adaptation (4ème principe) est nécessaire. Au début de l’enseignement du yoga en France, certains pratiquants se sont abîmés le dos parce que leur corps n’était pas préparé à ce travail (Surtout chez les enseignants du yoga qui ont appris en Inde avec des maîtres irréprochables mais ignorants du mode de vie occidental.) Comme le yoga est vécu dans le présent, il importe que ce présent soit empreint de vérité. Et la vérité, ce sont les messages du corps.

-         Une tenue confortable.


Nous nous asseyons à même le sol, en tailleur.
Si l’on est suffisamment souple, on peut également s’asseoir en demi lotus : un pied posé sur la cuisse opposée.
Si au contraire on manque de souplesse – notamment au niveau du dos – on peut glisser une couverture pliée sous les fesses afin de rehausser le bassin.
Ensuite, on incline un peu le buste en avant afin de mieux positionner le bassin. Et doucement, on redresse le buste pour placer la colonne vertébrale en position verticale.
Dans cette position on cherche à allonger le dos ; on rentre un peu le menton, comme si on poussait le sommet du crâne vers le ciel.

Les mains sont posées agréablement sur les cuisses, paumes contre les cuisses afin de faciliter le relâchement des épaules.
Les yeux se ferment…

On laisse se relâcher le visage, les mâchoires.
On laisse se relâcher les épaules, les bras, les mains…
On laisse se relâcher la région abdominale, les hanches, les jambes…

Et on laisse s’installer une respiration agréable, de préférence lente et abdominale…

Conscience de la posture…
Conscience du souffle…
Conscience du relâchement apporté par chaque expiration…

(Cette posture  produit rapidement un sentiment de paix. Certes, pour le vivre il faut être confortable dans la posture. Mais avec un peu d’entraînement, vous découvrirez un bien-être particulier, une sensation d’ouverture ainsi qu’une plus grande capacité à vivre l’instant présent.)



Nous joignons les mains devant le thorax, paumes contre paume et nous prenons conscience de ce contact entre les mains…

Expiration…
Surf une longue inspiration, nous dirigeons les mains vers le ciel, dans l’axe de la tête.

Une fois les bras allongés dans l’axe du corps, nous respirons 3 fois.
A chaque inspiration, nous prenons conscience de la sensation d’étirement dans les bras, dans le dos…
A chaque expiration, nous laissons se relaxer tout ce qui n’est pas nécessaire à la posture (pensons par exemple au visage)…
Les bras redescendent sur une expiration.
Les mains se replacent sur les cuisses.
Les bras se relâchent.
On laisse venir une ou deux respirations, un ou deux bâillements…

(La posture dite de la montagne apporte une sensation de détassement dans toute la colonne vertébrale. On retrouve des variantes de cette posture dans les mouvements dynamiques sophrologiques.)

 

Nous allongeons maintenant les jambes doucement.
Si l’on est assis sur une couverture, on peut la conserver pour la posture suivante.
Les jambes sont donc allongées, jointes (mais non pliées).
On cherche là aussi à allonger le dos.
On plie la jambe gauche afin de placer le pied gauche à plat sur le sol à l’extérieur du genou droit.
On place la main gauche sur le sol derrière les fesses. Ce bras va nous aider à maintenir la colonne vertébrale bien droite ou à la redresser si elle s’était un peu tassée.

Avec le bras droit, on l’enlace la jambe gauche, la paume de la main droite se pose sur la partie extérieure de la cuisse gauche.
On regarde pour l’instant vers l’avant.
Expiration…
En inspirant depuis le ventre jusqu’au thorax et lentement, on étire un peu plus la colonne vertébrale éventuellement en poussant la main gauche contre le sol.
Poumons pleins (1 à 2 secondes), on commence à tourner lentement le buste vers la gauche à partir de la taille.
En expirant, on continue et on termine le mouvement de torsion vers la gauche comme si l’on voulait regarder derrière soi (ce que certains arriveront sans doute à faire) SANS bouger le bassin.

En position finale, on réalise 3 respirations lentes et profondes :

-         en prenant conscience de la sensation d’étirement dans le dos et la colonne vertébrale à chaque inspiration

-         en accentuant très légèrement (et en fonction des sentis de chacun) la torsion vers la gauche à chaque expiration

-         en prenant également conscience que l’on respire plus avec la partie gauche des poumons qu’avec la partie droite

On revient vers l’avant sur une inspiration et on relâche la posture sur une expiration : la jambe gauche s’allonge, les mains se posent à plat sur les cuisses. Tandis que l’on se laisse respirer, on observe les sensations issues de la posture qui subsistent en nous…


Doucement, on plie la jambe droite afin de placer le pied droit à plat sur le sol à l’extérieur du genou gauche.
La main droite est placée en appui sur le sol, derrière les fesses.
Avec le bras gauche, on enlace la jambe droite, la paume de la main gauche contre la face extérieure de la cuisse droite.
Expiration…
Sur l’inspiration, nous étirons un peu plus le dos, éventuellement en s’aidant de la main droite en appui sur le sol derrière les fesses.
Poumons pleins (1 ou 2 secondes), nous commençons le mouvement de torsion vers la droite, depuis la taille ; mouvement que nous continuons et terminons sur l’expiration qui suit.
En position de torsion, nous reprenons une respiration lente et profonde mais sans forcer.
Chaque inspiration accroît la sensation d’étirement, notamment tout le long de la colonne vertébrale. Chaque expiration peut nous aider à aller un peu plus loin dans la torsion si la posture demeure confortable.
Nous pouvons également prendre conscience du souffle qui se localise prioritairement dans la partie droite des poumons.
Après 3 respirations, nous revenons vers l’avant sur une inspiration et nous laissons la jambe droite s’allonger sur l’expiration qui suit.
Les mains se posent sur les cuisses.
Nous laissons faire le souffle…
Nous laissons se relâcher les muscles qui viennent d’être sollicités…
Et nous apprécions tous les messages sensoriels présents…

(Les torsions sont généralement très appréciées des élèves. Elles assouplissent la colonne vertébrale et on a comme la sensation d’essorer les muscles contractés pendant la torsion tandis que lors du retour, c’est un sang frais qui afflue dans ces régions.)

 

Nous allons maintenant plier les 2 jambes (si nous étions assis sur une couverture, nous l’enlevons). Les pieds à plat sur le sol à environ 30 ou 40 cm des fesses, nous laissons le dos s’arrondir et rentrons le menton en l’appuyant contre le sternum.

En contractant bien les muscles abdominaux, nous déroulons notre colonne vertébrale sur le sol en posant bien en 1er la région lombaire, en second la région dorsale et en dernier, la tête.

Lorsque celle-ci est sur le sol, nous laissons les jambes s’allonger doucement. En position finale, les pieds sont écartés environ de la largeur du bassin ; les bras sont posés sur le sol, légèrement écartés.
Nous laissons notre corps se poser puis s’abandonner à la pesanteur (les personnes souffrant de la région lombaire auront intérêt à glisser une couverture roulée sous les genoux afin de réduire la cambrure lombaire).

Ici, tout le corps se relâche : le visage, le thorax, le ventre, les bras, les jambes mais aussi le dos et les fesses…

On savoure toutes le sensations de relâchement, de lâcher prise, d’abandon.
On apprécie le mouvement de la respiration qui, comme une vague, crée un mouvement d’apaisement…

Chaque expiration nous aide à laisser aller les tensions…

(La position allongée permet un lâcher prise complet, à condition d’être confortable au niveau du dos. Toutes les parties du corps qui sont orientées vers le ciel se relâchent avec plus de facilité.)

 

Nous replions maintenant les jambes afin de placer les pieds à plat sur le sol près des fesses, à environ 10 cm.

Les bras sont écartés d’environ 45°, paumes contre le sol. Le bas du dos est appuyé contre le sol…
Expiration…
Inspiration…
En expirant, on laisse les jambes pliées descendre vers la droite afin de les poser sur le sol (si la souplesse le permet) tandis que le visage se tourne vers la gauche. Dans cette position, on laisse agir le poids des jambes ce qui crée une torsion dans toute la colonne vertébrale.
On réalise au moins 3 respirations lentes, profondes (sans forcer) et complètes. Chaque inspiration ouvre un peu plus la partie droite de la région thoracique. Chaque expiration permet de se détendre un peu plus dans la posture ce qui peut augmenter la torsion. Si l’on sent certaines zones tendues, on peut diriger mentalement les expirations vers les zones tendues afin de les libérer un peu plus. On veille à bien relaxer les épaules dans cette position.
On remonte les jambes à leur position initiale sur une inspiration.
Et on les laisse s’allonger sur le sol en expirant. Elles s’abandonnent, un peu écartées, les pointes de pied tombant vers les cotés (détente des hanches).

On se laisse respirer une ou deux fois.
Puis, on replie à nouveau les genoux afin de replacer les pieds près des fesses. La région des reins est bien en appui sur le sol.
Expiration…
Inspiration lente et profonde…
Sur l’expiration, on laisse les jambes pliées descendre vers le coté gauche tandis que le visage se tourne vers la droite. Dans cette position, on recherche le relâchement du dos. On respire plusieurs fois en appréciant tout ce qu’apporte la respiration en termes de sensations, de relâchement…
Nous remontons les jambes pliées sur une inspiration et elles s’allongent à nouveau sur le sol en expirant. Les pieds s’écartent un peu ; les pointes de pied retombent vers les cotés. Le corps s’abandonne complètement. Et on apprécie la détente tout en se laissant respirer.
Appréciation de toutes les traces laissées par la posture. Se sentir porté par le sol…

(Les ‘crocodiles’ – torsions en position à plat dos – sont également très apprécies pour leurs bienfaits au niveau du dos mais aussi pour le relâchement qu’elles apportent.)

Nous joignons les jambes (toujours allongées).
Expiration…
Inspiration…
En expirant :

-         nous replions la jambe droite vers le thorax tout en

-         soulevant la tête afin de diriger le visage vers le genou

-         et en entrelaçant les mains autour de ce genou droit afin d’appuyer un peu plus la cuisse droite contre le thorax.

Dans cette position, on laisse les poumons se vider doucement et complètement, la posture étant conservée avec un minimum d’effort.
On respire plusieurs fois… En inspirant, on repose le pied droit et la tête sur le sol ; la jambe s’allonge. Et, sur l’expiration, on se relaxe en position à plat dos.
Grande respiration naturelle accompagnée de lâcher prise…
Appréciation des sensations et du calme…
Les jambes sont à nouveau collées l’une à l’autre…
Expiration…
Inspiration…
En expirant, nous replions la jambe gauche vers le thorax tout en levant la tête. Les mains viennent s’entrelacer autour du genou gauche afin de rapprocher la cuisse gauche du thorax mais aussi de rapprocher le genou gauche du visage (et le visage du genou).
On laisse les poumons se vider complètement.

Quelques respirations adaptées à la posture...

En inspirant, on laisse la jambe gauche se reposer ainsi que la tête. La jambe continue son mouvement sur le sol et s’allonge complètement.
Et sur l’expiration, le corps se relâche...

Respiration libre.

Conscience des sensations.

(Cette posture est très intéressante quand on veut éliminer les problèmes de dos. Le fait d’appuyer la région lombaire contre sol crée un étirement positif dans toute cette région. Elle est donc à conseiller à tous ceux qui ont des tensions dans le bas du dos. Elle est également intéressante pour les problèmes digestifs.)


Dans cette position à plat dos, on s’installe vraiment le plus confortablement possible. Si nécessaire, on pourra replacer la couverture sous les genoux afin de les surélever et ainsi rapprocher les ‘reins’ du sol.

Tout le corps s’abandonne.
Les yeux sont fermés.
Le visage et l’intérieur de la bouche se relâchent…

Les épaules, les bras et les mains se relâchent…
La nuque et le dos se relâchent…
Le thorax et le ventre se relâchent…
Le bassin et les hanches se relâchent…
Les jambes et les pieds se relâchent…
Tout le corps se relâche…

Nous nous mettons à l’écoute des sensations suivantes :

-         lâcher prise

-         relâchement

-         ouverture

-         respiration

Nous pouvons sentir, tout en laissant notre souffle aller librement, chaque expiration approfondir notre détente…

Il n’y a rien à faire, simplement laisser notre corps s’abandonner, notre souffle aller librement.
Nous sommes observateur de tout cela.


Des observateurs tranquilles…


Puis, nous amplifions notre respiration afin de retrouver le mouvement, afin de nous étirer avec beaucoup de plaisir.

 

Lorsque nous décidons de nous asseoir, nous le faisons en passant par un coté (en pliant une jambe) afin de protéger la région lombaire…

 

Vous retrouverez ces postures accompagnées de dessins dans mon ouvrage : « Initiation au yoga » paru aux Editions Dangles

Thierry Loussouarn

par Thierry Loussouarn publié dans : Yoga
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Dimanche 23 décembre 2007

Image.JPGEn position debout, les pieds sont écartés (largeur du bassin)...
Les yeux se ferment...
Nous prenons conscience de nos points d'appui, au niveau des pieds...
Nous prenons conscience de la forme de notre corps dans cette position debout...
Nous prenons conscience de notre respiration...
Nous laissons se relâcher le visage, les mâchoires, la langue...
Nous laissons se relâcher les épaules, les bras, les mains...
Nous laissons se relâcher le ventre et la région des reins...

Notre respiration se ralentit...
Nous plaçons nos mains à la hauteur du bas-ventre et nous accrochons les pouces l'un à l'autre, paumes tournées vers le ventre...
Expiration...
Phase d'étirement n° 1: En inspirant, nous soulevons les bras afin de les allonger vers le ciel, dans l'axe de la tête...
Nous 'tirons
' les mains vers le ciel tout en rentrant le menton et en rentrant le ventre afin de diminuer la cambrure lombaire.
Nous respirons 3 fois, lentement et sans forcer...
Les bras redescendent sur une expiration et viennent se relâcher de part et d'autre du corps.
Nous laissons se relaxer tous les muscles qui viennent d'être sollicités. Mais surtout, nous prenons conscience de toutes les sensations créées par cet exercice, les plus fortes comme les plus fines...
Nous nous asseyons et pendant quelques instants nous observons le mouvement tranquille  de notre respiration.

En position allongée (à plat dos), nous réalisons le même exercice.
Les jambes jointes, nous accrochons les pouces l'un à l'autre à la hauteur du ventre.
Le menton est légèrement rentré. 
Les talons sont étirés vers l'avant afin d'allonger les muscles postérieurs des jambes.
Expiration...
Sur l'inspiration, nous soulevons les bras afin de les porter derrière la tête.
Phase d'étirement n° 2: nous tirons doucement les bras vers l'arrière, menton toujours rentré pour effacer la cambrure de la nuque. 
Tout en respirant, nous effaçons la cambrure des reins en relâchant le ventre.
3 à 6 respirations en gardant le visage bien détendu.
Nous ramenons les bras sur une expiration...
Nous les laissons se détendre de chaque coté du corps. Les jambes s'abandonnent...
Nous laissons venir un grand soupir ou un grand bâillement...
A chaque expiration, le corps se relaxe un peu plus...

Quand nous en ressentons le besoin, nous laissons notre corps retrouver le mouvement et s'étirer le plus spontanément possible avant de reprendre nos activités.
Conseils: si la région des reins demeure trop cambrée durant la phase d'étirement de l'exercice à plat dos, il possible de glisser une couverture sous les genoux.
par Thierry Loussouarn publié dans : Yoga
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Jeudi 6 décembre 2007
eau-012-1-.jpgEn position debout, les pieds à l’écartement du bassin, on entrelace les mains derrière le dos, paumes face à face mais non jointes.
Expiration... 
Inspiration lente... 
Sur l’expir, on se penche vers l’avant en pliant suffisamment les genoux pour éviter la sensation de ‘cassure’ au niveau lombaire et en gardant le dos plat aussi longtemps que possible.
On laisse pendre la tête vers le sol en relâchant pour cela la nuque le plus profondément possible. 
On cherche également à tirer les bras vers l'avant, ce qui creuse un peu plus la région des omoplates. 
On laisse le dos se relaxer ce qui signifie que l’on abandonne le poids du buste à la pesanteur.
3 à 6 respirations profondes dans cette position en laissant naturellement le souffle s’adapter à la posture. 
Observer où la respiration se localise et ce qu’elle apporte.
Se relever sur une inspiration en veillant à laisser la nuque toujours détendue, ce qui veut dire que plus on se redresse, plus le menton se rapproche du sternum. 
On ne repositionne la tête à la verticale (doucement!) que lorsque le dos est droit.
Relâchement des bras et respirations libres ou profondes...
 
Cette posture est intéressante pour l’assouplissement de toute la musculature postérieure du corps (arrière des jambes et dos notamment). 
Elle produit bien sûr de nombreuses sensations dans ces régions du corps. 
Elle est dynamisante.
Contre-indications: problèmes lombaires importants, digestion.
par Thierry Loussouarn publié dans : Yoga
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Vendredi 9 novembre 2007
002796-1-.jpgPosture de la montagne
 
- Je m’assois sur un tapis. Pour plus de confort, je glisse un coussin sous les fesses afin de faciliter une bonne position du dos. Je vérifie maintenant que le bassin est bien positionné. Pour cela, j’étire la région située entre le pubis et le sternum (mon dos se redresse). Et je me penche quelques instants vers l’avant à 45% environ afin de favoriser la bascule du bassin. Quand je me redresse, je veille à garder une légère (et naturelle) cambrure lombaire. La colonne vertébrale s’allonge. Je rentre un peu le menton comme pour pousser le sommet du crâne vers le ciel. Mes épaules retombent. J’ai les yeux fermés ou ouverts comme cela me convient. Mes mains sont naturellement posées sur les genoux ou les cuisses. Et j’ai conscience de cette position... 
- Je respire calmement si nécessaire en allongeant peu à peu mes expirations. Et durant ce temps, je demeure également conscient de ma posture, de mes points d’appui donc des sensations corporelles présentes... 
- Consciemment je joins les mains l’une contre l’autre devant le thorax, pouces croisés. Conscience du contact et de la chaleur entre les mains. Je souffle l’air un peu plus lentement en pressant un peu plus les mains l’une contre l’autre. Sur l’inspiration, je dirige les bras vers le ciel, les mains passent devant le visage, se placent au-dessus de la tête et continuent de s’étirer vers le haut. Une fois les bras allongés (sans forcer), j’accroche les pouces l’un à l’autre afin d’orienter les paumes vers l’avant. Je respire lentement en laissant mon souffle s’adapter à la posture. Je tire doucement les bras, les mains, les doigts vers le ciel. Je cherche en même temps à ‘tirer’ les bras vers l’arrière afin de creuser la zone des omoplates. Le menton est en position rentrée (comme dans le troisième degré sophrologique). Le visage est parfaitement relaxé. Je peux sans doute sentir que chaque inspiration allonge un peu plus mon axe vertébral tandis que chaque expiration m’aide à relaxer ce qui n’est pas nécessaire au maintien de la posture. 
- Après 3 à 6 respirations, je redescends consciemment mes mains sur une expiration. Elles se reposent sur les cuisses ou les genoux, paumes vers le ciel ou vers le bas. Je laisse ma respiration revenir à son rythme de détente mais je peux avant cela réaliser une grande respiration ou laisser venir un bâillement. Tandis que ma respiration s’organise, j’entre en contact avec toutes les sensations issues de la posture que je viens d’exécuter ou du relâchement qui s’en est suivi. Je peux ici choisir d’avoir les yeux fermés pour mieux capter ce qui se présente. 
- Quand je le désire, j’ouvre à nouveau les yeux et je retrouve mes activités.
 
Adaptation sophrologique
- On s’assoit sur la chaise, soit au milieu du siège soit sur le bord avant afin de permettre une bonne position du bassin comme dans la posture du 3ème degré. Et on réalise le même étirement mais 3 fois et en suspension de souffle.
par Thierry Loussouarn publié dans : Yoga
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